|
C’est un ensemble de
techniques et de connaissances médico-chirurgicales, appliquées à des
personnes en bonne santé, en vue de corriger des disgrâces d’importance
modérée.
Les dites disgrâces
sont la conséquence soit d’une malformation minime, soit du
vieillissement.
L’appréciation de ces
disgrâces nécessite deux remarques : premièrement, l’évaluation de la
normalité, voire de la beauté, relève de phénomènes liés à la mode,
deuxièmement, la limite de séparation entre la chirurgie
« reconstructive » et la chirurgie « esthétique » est fréquemment assez
floue.
Transformer le corps
humain sain, dans des buts variés, que ce soit pour exprimer
l’appartenance à un groupe social ou pour le rendre plus attractif selon
les usages du moment, se pratique depuis la nuit des temps. Pour preuve,
les femmes girafes, les scarifications nombreuses de la peau pratiquées
sur tous les continents et autres « piercings », qui deviennent
d’ailleurs à la mode.
Dès la fin du XIX
siècle, des chirurgiens ont commencé à pratiquer des interventions sur
des personnes en bonne santé, dans un but d’embellissement ou de
rajeunissement.
Mais c’est le
développement des conditions opératoires modernes, l’acquisition de la
stérilisation chirurgicale et de l’anesthésie en particulier, qui ont
permis à cette chirurgie de se développer.
La chirurgie
esthétique, sœur cadette de la chirurgie plastique reconstructive, est
devenue désormais une profession à part entière de plus en plus pratiquée
dans le monde entier.
Si une législation est
progressivement constituée, la meilleure prévention des dérives reste une
bonne information.
Tiré du "Guide Blanc", Edition
Gontard & Cie, Genève
|